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Ilona Le Guen, un électron libre...

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il y a 8 mois

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Ilona Le Guen, un électron libre...

Ilona Le Guen, un électron libre….

 

Une rencontre qui m’envoie ce coup-ci dans le nord Finistère  auprès d’une brestoise, dans son fief, rive gauche ou j’ai trainé mes guêtres ou il semble toujours  bon vivre non loin de mes racines.

Depuis de nombreuses années la brestoise ilona Le Guen ne cesse de faire briller le blason des clubs qu’elle côtoie, une nageuse et athlète que j’ai pu croisé à de nombreuses reprises et qui commençait à m’intriguer.

Un Rendez-vous pris qui n’a pas trainé…


D’un côté le blason du Stade brestois athlétique et de l’autre celui du Club Nautique Brestois, ces deux disciplines lui apportant une complémentarité afin de devenir une sportive, aujourd’hui, presqu’accomplie. Un dilemme de temps à autre suivant la direction et la force du vent….

Des tempêtes et désillusions Ilona Le Guen en a connu quelques-unes, un jour en haut puis le lendemain en bas, sans broncher et toujours déterminée, elle ne cesse de poursuivre son ascension vers les sommets.

Ses sommets seront s’en nul doute accessible dans les mois à venir si la marée le permet. Une nouvelle orientation lui tenant les bras puisque dans les mœurs de certaines disciplines l’obtention du Baccalauréat ne laisse qu’une petite marge de manœuvre pour une sportive de la trempe d’ilona.

Toujours bien entourée par un cocon familial, exigeant, précis mais tellement aimant. Dans tous les coins et recoins de France et de Navarre où j’ai pu me déplacer, du cross du Finistère à Morlaix  aux Championnats de France à Montpellier, la logistique familiale est bien huilée en une présence toujours permanente, un pilier et soutient impondérable, une force et un devoir afin de suivre l’ainée dès Le Guen.

Pour l’histoire, Ilona est une amoureuse de l’eau, au début celle-ci était salée aux abords des plages de sa ville. De parents non chevronné au délice de la glisse, qui décident rapidement de remédier à leurs lacunes. Une première licence au rigoureux CN Brest donne un rapide tour à la piscine Buisson proche de Lambé afin d’y apprendre les balbutiements de la natation.

Il n’aura fallu que quelques semaines aux éducateurs brestois  pour remarquer les prédispositions de la jeune nageuse et la délocaliser au cours supérieur à la piscine Kerallet du côté de Bellevue. Rapidement les premières compétitions catégories avenir s’enchaînaient, et le constat fut s’en appel, la petite crevette deviendra rapidement torpille.

A ses débuts la fille de Saint Marc devient brasseuse et dossiste et n’aimait guère le crawl et le papillon, et il fallait que cela aille vite, très vite et surtout pas très long…

En benjamine en fin de saison  2014, Ilona finissait meilleure nageuse Bretonne au ranking des Natathlon ou elle finissait 16 ème Française à Montluçon, lui laissant un avenir certain.

Et les premiers bons résultats ne se firent pas attendre, après avoir intégré le Centre Labélisé d’Entrainement aux 4 moulins auprès de Steven Deyres son coach actuel.

Pour preuve en 3 ème,  saison 2014 / 2015, dans sa seconde année au CLE la nageuse se rendit compte que le travail était la réelle source d’inspiration pour côtoyer les sommets et le mis en application et tout cela en gardant toujours le bon cap au niveau des études.

Lors de ses premiers championnats de France élite de natation à Limoges, là où elle visait la qualif pour la COMEN sur 100 M en 1’00’’05, la surprise venait du le 50 NL  en 27’27 sans réelle pression puisque Ilona ne connaissait pas le temps de qualification COMEN et FOJE sur cette distance.

Après l'échauffement et chambre d’appel en toute décontraction, rire et chanson entre copine, puisque la concentration ne venait que 10 secondes avant devant plot numéro 4…

La ligne droite, Le 50 M, le moment de grâce, un bon Start, une bonne coulée, de bons appuis, un moment de flottement qui finissent par graver dans le marbre  le début d’une jeune carrière prometteuse. Au bout de cette ligne droite au tableau d’affichage était écrit 27’27, temps qui lui donnait le droit à une première sélection en équipe de France jeune.

Et ce n’est qu’une fois sortie de l’eau et ne sachant pas encore ce qu’il venait de se passer, que monsieur Dufour himself et coach Steven lui annonçaient la merveilleuse nouvelle.

L’espace d’un court instant ilona venait de sérieusement alourdir son programme de juillet 2015  et toucher une sélection de ‘’ouf ‘’ pour la Comen  en Grèce et surtout la FOJE en Géorgie.

Une belle satisfaction pour le clan Le Guen, vécu en direct par la maman et à Brest même pour le Papa…

Et l’aventure ne s’arrêta pas la puisque début juillet à la Comen en Grèce, ilona décrocha l’argent en battant le record de Bretagne en 27’14 à 2 centièmes de la médaille d’or obtenu par une italienne.

A son passage en seconde, les sirènes la poussent, comme une évidence, au prestigieux Pôle espoir Breton du CN Brest, ou  ilona passe à la vitesse supérieure et se spécialise sur les épreuves reines du 50 et 100 NL.

Depuis, et après un retour sur terre, les choses ne se passèrent pas comme prévu, un non départ loin de ses bases, une année difficile, de mauvaises sensations, des incompréhensions et pour finir une blessure persistante qui entraina  une opération au coude. Une  mauvaise saison qui ne venait pas couronner toutes les espoirs de haut niveau placés en elle, un néant total pour Ilona…

Ou même à l’été 2016, difficile comme jamais, montra un réel dégoût pour la natation, pas un maillot ni de bonnet ni longueur malgré un merveilleux site qui lui tendait les bras.

Puis pour finir avant les France élite 2017 à Strasbourg, l’accident de la route parisien qui aurait pu être tragique pour la délégation brestoise mais qui finalement restera pour les corps superficiels au vu de l’état du fourgon du club.

Mais malgré cela, la passion lui fit rester dans le grand bain, tant bien que mal, ilona ne se démobilisa pas, même devant la non retenu de son dossier pour le Pôle espoir Breton après seulement 2 années pour des raisons qu’elle ne pourrait encore aujourd’hui m’expliquer.

Le mal pour un bien, depuis ilona, plus indépendante que jamais, ne voit plus les choses de la même façon est assume ses choix, ses choix de maillots et combinaisons par exemple et le 200 dos qu’elle affectionne presque autant que son 50 NL, donnant plus d’épaisseur dans son registre de nage  et lui donnant une vison extérieur à ses entrainements, maintenant elle y voit, le côté pile des carreaux et le côté face du plafond de la piscine de Recouvrance.

Et dans tout cela, une pratique de l’athlétisme qui reste une parenthèse de satisfaction et de complémentarité puisque l’hiver, ilona aime faire la saison de cross et le 800 mètres l’été. Le 800 M ? le 400 trop rapide et le 1500 M trop long. Une pratique lui donnant la possibilité de s’exprimer au sein d’autre groupe à la mentalité différente et surtout à l’air pur dans des conditions toujours changeantes…..

Un choix de préférence qu’elle est aujourd’hui incapable de faire tant elle y trouve sa complaisance…

Demain, il sera bien assez tôt de prendre des décisions qui seront selon moi murement réfléchies, bien sûr continuant le double projet…

Alors attendons-nous à voir une demoiselle bachelière, parcourir surement l’Europe (la Bretagne faisant partie de l’Europe) nager et courir après un avenir qui sera certainement une nouvelle fois radieux….

En bas de la news, 2 vidéos mettant en valeur les 2 disciplines d'Ilona.

ChristopheB

 

 


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